Le code ISRC : définition et fonctionnement
ISRC signifie International Standard Recording Code.
Il s’agit d’un identifiant international attribué à un enregistrement sonore ou à un vidéoclip musical. Le code ne sert donc pas à identifier une chanson au sens de la composition, ni un artiste, ni un album complet : il identifie une version précise d’un enregistrement.
Deux versions différentes d’un même morceau peuvent ainsi avoir des codes différents lorsqu’elles correspondent à des enregistrements distincts.
C’est par exemple le cas d’une version studio, d’une version live, d’un remix ou d’une nouvelle version du morceau. L’ISRC reste ensuite associé à l’enregistrement concerné pendant son exploitation.
Le rôle du code ISRC dans la distribution musicale
Le rôle principal du code ISRC est d’éviter toute ambiguïté entre les différents enregistrements musicaux.
Deux morceaux peuvent porter le même titre, deux artistes peuvent également avoir des noms proches ou identiques ou un même morceau peut enfin exister sous plusieurs versions.
L’ISRC permet d’identifier précisément l’enregistrement concerné, quelle que soit la plateforme sur laquelle il est distribué.
Il est utilisé dans les échanges de données entre les distributeurs, les plateformes de streaming et différents acteurs de l’industrie musicale.
Pour un artiste, cet identifiant devient particulièrement important lorsque son catalogue commence à être disponible sur plusieurs services ou lorsqu’il souhaite transférer d’anciennes sorties vers un nouveau distributeur.
Structure et composition d’un code ISRC
Un code ISRC contient 12 caractères alphanumériques. Il est composé de quatre parties :
- 2 caractères pour le code pays : par exemple FR pour la France ;
- 3 caractères pour le code du déclarant : ils identifient l’entité à laquelle le préfixe ISRC a été attribué ;
- 2 chiffres pour l’année de référence : par exemple 24 pour 2024 ;
- 5 chiffres pour identifier l’enregistrement : ce numéro distingue le morceau des autres enregistrements attribués par le même déclarant.
Un code peut donc apparaître ainsi :
FRABC2400001
Pour faciliter sa lecture, il est souvent présenté avec des tirets :
FR-ABC-24-00001
Les deux écritures correspondent au même code ISRC. Les tirets servent uniquement à séparer visuellement ses différentes parties.
L’année indiquée dans l’ISRC correspond à l’année de référence utilisée lors de l’attribution du code. Elle ne signifie donc pas nécessairement que le morceau a été enregistré ou publié cette année-là.
Obtenir un code ISRC pour sa musique
Un artiste ou un label peut obtenir des codes ISRC de plusieurs manières, les producteurs qui souhaitent gérer eux-mêmes leurs identifiants peuvent notamment effectuer les démarches nécessaires auprès des organismes compétents afin d’obtenir leur propre préfixe.
Mais lorsqu’un artiste passe par un distributeur musical, l’ISRC peut également être attribué au moment de préparer une nouvelle sortie. Avec des distributeurs comme Dibsteur, les informations nécessaires à la diffusion sont centralisées dans le processus de distribution, l’artiste peut ainsi préparer son morceau et choisir les offres de distribution musicale correspondant à son projet sans devoir gérer séparément chaque plateforme.
Si un morceau possède déjà un ISRC, la situation est différente : il faut généralement conserver l’identifiant existant plutôt que d’en générer un nouveau.
Retrouver le code ISRC d’un morceau
Lorsqu’un morceau a déjà été distribué, son ISRC peut généralement être retrouvé dans les informations fournies par le distributeur utilisé pour cette sortie. Il existe également des bases de données et outils permettant d’effectuer une recherche de code ISRC à partir des informations d’un morceau.
Cette étape est particulièrement importante avant de changer de distributeur. Si vous souhaitez transférer un catalogue existant, récupérez les codes ISRC de vos anciennes sorties avant d’entamer la nouvelle distribution, ces identifiants permettront de conserver la continuité des enregistrements déjà publiés.
Conserver son code ISRC lors d’un changement de distributeur
Oui, lorsqu’il s’agit exactement du même enregistrement, il faut généralement conserver son ISRC. Le code identifie le morceau enregistré, pas l’entreprise qui l’a distribué.
Changer de distributeur ne signifie donc pas que le titre devient un nouvel enregistrement. Si vous transférez une sortie vers Dibsteur par exemple, l’objectif est de conserver autant que possible les informations d’origine : fichier audio, titre, artiste, date de sortie, métadonnées et code ISRC existant.
Cela permet aux plateformes de reconnaître plus facilement qu’il s’agit du même contenu déjà présent dans leur catalogue.
C’est un point particulièrement important lorsqu’un artiste souhaite changer de distributeur sans perdre inutilement la continuité de ses sorties.
Nouveau code ISRC pour un remix, une version live ou un nouveau master
Un nouvel ISRC est nécessaire lorsqu’il s’agit d’un enregistrement réellement différent, un remix, une nouvelle version studio, une version live ou certaines modifications importantes du master peuvent donc nécessiter un nouvel identifiant.
En revanche, le simple fait de republier exactement le même master chez un autre distributeur ne justifie pas de créer un nouvel ISRC. La question à se poser est donc simple : s’agit-il toujours du même enregistrement ? Si oui, l’ISRC existant doit normalement être conservé.
Code ISRC, UPC et EAN : des identifiants différents
Ces identifiants ne servent pas à la même chose, le code ISRC identifie un enregistrement précis, tandis que le code UPC ou EAN identifie plutôt une sortie dans son ensemble, par exemple un single, un EP ou un album.
Un album contenant dix morceaux peut donc posséder un identifiant pour la sortie complète et dix codes ISRC différents, un pour chaque enregistrement.
Cette distinction est importante lorsqu’on prépare une distribution comprenant plusieurs titres.
Code ISRC et code ISWC : deux identifiants à ne pas confondre
L’ISRC et l’ISWC correspondent également à deux éléments différents, le code ISRC identifie l’enregistrement sonore alors que le code ISWC identifie l’œuvre musicale, c’est-à-dire la composition elle-même.
Une même chanson peut par exemple être enregistrée plusieurs fois par différents artistes ou sous différentes versions. L’œuvre musicale reste liée à la composition, tandis que chaque enregistrement distinct peut posséder son propre code ISRC.
Cela permet notamment de distinguer ce qui relève de l’œuvre de ce qui relève du master enregistré.
Le rôle de l’ISRC dans le suivi des royalties
L’ISRC joue un rôle important dans l’identification des enregistrements et dans les échanges de données permettant de suivre leur exploitation, ll ne faut cependant pas considérer l’ISRC comme un système de paiement.
Les plateformes, distributeurs et différents organismes utilisent plusieurs informations pour identifier correctement les morceaux, suivre leurs utilisations et rattacher les revenus aux bons projets.
Un ISRC correctement renseigné facilite donc le suivi d’un catalogue et évite les confusions entre plusieurs enregistrements. La question du versement des revenus dépend ensuite du fonctionnement du distributeur et des plateformes concernées.
Code ISRC et distribution musicale avec Dibsteur
Lorsqu’un artiste prépare une nouvelle sortie avec Dibsteur, l’ISRC fait partie des informations permettant d’identifier correctement chaque enregistrement distribué.
Le fonctionnement dépend ensuite de la situation du morceau, pour une première sortie, les identifiants nécessaires peuvent être intégrés au processus de distribution, pour un titre déjà publié auparavant, il est important de conserver l’ISRC existant lorsque le master reste identique.
Cette logique s’applique aussi bien à un artiste indépendant qu’à une structure qui gère plusieurs projets. Les labels peuvent notamment centraliser plusieurs catalogues grâce à l’offre de distribution musicale pour labels.
Dibsteur permet ensuite de distribuer une même sortie sur plusieurs plateformes. Selon votre stratégie, vous pouvez par exemple mettre votre musique sur Spotify, la diffuser sur Deezer ou encore la rendre disponible sur Apple Music.
L’ISRC reste ainsi lié au morceau lui-même, quelle que soit la plateforme sur laquelle il est exploité.
Bien conserver ses codes ISRC pour gérer son catalogue
Lorsqu’un artiste ne possède encore que quelques titres, la gestion des codes ISRC peut sembler secondaire, mais elle devient pourtant beaucoup plus importante lorsque le catalogue grandit.
Conserver une liste claire des ISRC de chaque morceau facilite les transferts de distribution, la gestion des différentes versions d’un titre et le suivi du catalogue dans le temps.
Il est donc conseillé de conserver ces informations avec les autres données importantes de chaque sortie : fichier master, pochette, métadonnées, date de publication et identifiants associés.
Cette organisation évite de devoir rechercher les codes plusieurs années après la publication du morceau.